Petit chalet

 

 

Petit chalet

 

Petite maison de bardeaux

Appuyée tout au bord de l’eau

Depuis si longtemps

Tu as subi les pires vents

Venant avec force se frapper contre toi

Tu n’as jamais laissé paraître ton effroi

Pendant toutes ces années, tu as résisté

Aux assauts de la nature déchaînée

 

Je suis ici, je te regarde

Écoutant l’eau du lac qui bavarde

Si tu pouvais parler

Combien de choses tu aurais à raconter

Toutes ces fêtes passées à s’amuser

Ses repos, ses grandes tablées

Témoin de toutes ces joies

Aujourd’hui c’est toi qui me fais entendre ta voix

 

Tu me dis : Écoute! Entends-tu à travers les vagues?

Les folies, les jeux des baignades

La musique et les chants

À travers les cris, les rires des enfants

Comme le bonheur était facile

Comme c’était plaisant toute la famille

Jouer comme des fous

C’était l’amour qui réunissait tout

 

Aujourd’hui, seule, dans cette balançoire

Le soleil descend vers le soir

Tu entends toujours les vagues

Mais il y a moins de baignade

Si personne ne m’avait entretenu

Que serais-je devenu?

Un petit chalet à l’abandon!

Tout comme toi, qui cherche tous ces noms

 

Tu as grand besoin de bardeaux

Pour remettre ta joie à flots

Je suis passé par des tempêtes

Comme toi, j’aurais pu vouloir disparaître

J’ai tenu le coup avec résistance

Pour t’apprendre l’endurance

Je suis encore sur mes fondations

C’est à toi de regarder l’avenir avec attention

 

Je pourrais me plaindre

Avoir tout à craindre

Te ne viens pas souvent me voir

Souvent je suis seul devant ce lac noir

J’entends le vent

Le soleil est là présent

Mes nuits sont douce solitude

Comme la lune qui se lève au sud

 

Je t’entends petit chalet

Tu es comme un nid douillet

En cet après-midi ensoleillé

Tu m’as obligé à penser

C’est vrai qu’il faut être fort

Et ne jamais rester accroché au sort

Les jours passés étaient heureux

Car on savait se contenter de peu

 

Petit chalet au bord de l’eau

Tu sais me dire les mots qu’il faut

Me faire comprendre que le bonheur

Est là à toutes heures

Tout comme les reflets du soleil

Les saisons qui émerveillent

Je me dois de voir la beauté

Dans la plus petite parcelle de l’immensité

 

Merci à toi pour tes paroles

Merci d’être pour moi un symbole

De ténacité, de courage et de vie

Je ne te laisserai plus dans l’oubli

Je viendrai ici pour réfléchir

Pour me rappeler les bons souvenirs

Sous ton toit je saurai

Que je n’ai rien à regretter

 

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Copyright © Poème de Violoncelle 2004

Le 14 août 2004  Louisiane Dubé

 

 

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