Quand je pense aux moments
De mes premiers printemps
À l’ivresse de renaître
Ma vie est un éclat
Qui va bien au delà
De ces fêtes champêtres
J’en oubli mes ennuis
Et toutes mes insomnies
Lorsque je m’imagine
Sortant de l’inconnu
Telle une colombine
À la bouche ingénue
L’insouciance, l’insouciance
Pour prouver qu’on est amoureux
L’insouciance, l’insouciance
Qui nous habite au fond des yeux
En cueillant les raisins
On devenait zinzin
Sans se conter d’histoire
Nos baisers doucereux
Nous rendaient fiévreux
Quand revenait le soir
S’imaginant Pierrot
En se sentant héros
Un baiser sous le voile
Bruissement de paupières
Tu deviens la lumière
Et moi je vois l’étoile
L’insouciance, l’insouciance
Pour prouver qu’on est amoureux
L’insouciance, l’insouciance
Qui nous habite au fond des yeux
Maintes fois je rêvais
Que ma main tu prenais
Déposant une fleur blanche
Venant de ton jardin
Toi mon beau magicien
Quand sur moi tu te penches
J’oublie tous mes chagrins
Je rêve d’un ciel serein
Du plus beau des poèmes
Heureuse et assouvie
Dans un effort extrême
Je revois l’aujourd’hui
L’insouciance, l’insouciance
Pour prouver qu’on est amoureux
L’insouciance, l’insouciance
Qui nous habite au fond des yeux
Moments que je savoure
Bonheur de notre amour
De tes douces caresses
Tu fais de moi l’élue
D’un mystère absolu
Je suis gorgée d’ivresse
Comme prévilégiée
De toi beau chevalier
Que m’importe que je glisse
Je resterai au port
Chaque heure est un délice
La nuit déchire l’aurore
L’insouciance, l’insouciance
Pour prouver qu’on est amoureux
L’insouciance, l’insouciance
Qui nous habite au fond des yeux