

La mer
Ressemblant à un tableau
Tellement elle est tranquille
Un peintre avec ses pinceaux
Lance des couleurs qui s’éparpillent
Les yeux fermés, je m’imagine
M’avançant à grands pas
Sur ces eaux aigue-marine
Qui m’accueillent comme un appât

Voyage sur l’immensité des nuances
Je ne suis pas moi
J’entends le grand silence
Qui s’ajuste à mon émoi
Déplacement tout en douceur
Flottant comme un pétale de fleur
Je m’envole vers la magie
Afin de tomber dans l’oubli

Des vaguelettes se forment doucement
Dansant comme girouette au vent
Dérangeant les couleurs
Pour les mêler au bleu de la mer
J’ouvre les yeux sur une étendue de douceur
Qui me prend toute entière
Dans son auréole de gaieté
Pour me transporter vers la mobilité

J’ai parcouru les flots
Sur le navire de mon âme
Je regardais par le hublot
Apercevant, sur la rive, une femme
L’air triste et désespéré
Elle regardait au loin
Comme si la mer l’avait élevée
L’éloignant de son chemin

La brise a soufflé
Ramenant le bateau à quai
L’âme et la femme ont repris contact
Sans aucun obstacle
Sur le sable il y avait des pas
Ses pas à elle sans le savoir
Elle regarde la mer une dernière fois
Qui lui rend tous ses rêves d’espoir
Le 17-10-2003

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