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Le vent
fait voler les ailes de la mer
L’herbe se
couche sur la rive
Pour
s’abreuver de cette eau familière
Sans se détacher du courant qui dérive


Les nuages
en minces couches
Voilent le
soleil qui perd de son éclat
Ils
entraînent dans un firmament farouche
Des
lambeaux de mousse dans un combat

Sur les
quais les bateaux tanguent
Les mâts
bercent au gré du roulement
Des vagues
qui frottent leurs langues
Sur la
coque en un amoureux mouvement
.

Sur les
dunes les martins-pêcheurs
Avancent
doucement leurs longues pattes
Leurs
ailes se déploient en une telle grandeur
Qu’elles
semblent couchées sans s’ébattre


Il
n’existe pas de silence
Tout bouge
dans une cacophonie
Orchestrée
par la patience
D’une
nature qui fait du bruit


Ces
espaces dans le temps
Remplissent l’âme d’un parfum de douceur
Rien
n’existe de plus émouvant
Qu’un jour
emportant tant de ferveur


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