La page de Louisiane 
gagnante du concours Maman 2003...

Wow un gros bravo Louisiane !

Le cœur d’une mère est une porte



Une porte qui s’ouvre toute grande
Qui laisse entrer la lumière
Et pénétrer la chaleur du soleil
Qui permet d’accéder dans un foyer
Où règne une présence constante
Qui accueille ceux qui s’amènent.

Le cœur d’une mère s’ouvre tout grand
Pour laisser sortir la force de son amour
Y faire entrer la joie et la sérénité
Ce cœur ne choisit pas, il aime
Il se réchauffe aux sourires 
Il s’attendrit à la moindre petite attention.

La porte de la demeure est fermée
Elle empêche le froid de s’infiltrer
La cheminée brûle de belles grosses bûches
D’où brillent des flammes rougeoyantes
La table mise, on prend un bon repas
Accompagné de vin et de rires.

Parfois le cœur d’une mère peut se fermer
Pour y emprisonner sa tristesse
Ne pas laisser voir son grand désarroi
L’amour y est toujours très fort
Malgré les absences, les mots et l’inquiétude
Il attend la fin de la tourmente.

La porte s’ouvre et se ferme
Au gré des humeurs du temps
Des bourrasques et des coups de vent
Elle demeure toujours l’entrée
Moyen de communication avec l’intérieur
Personne ne reste sur son seuil.

Le cœur d’une mère n’a pas de clé
Il n’a pas de seuil où l’on doit attendre
Les tempêtes sont chassées par l’amour
Il acquiesce à toutes les demandes 
Il ne refuse rien, il accepte tout
Il ne sait pas dire non.

La porte est fermée à clé
Dans les fenêtres, les rideaux sont tendus
Cette maison semble inhabitée
On ne voit plus ni entrer ni sortir
Pourtant hier il y avait du va et viens
Est-ce la porte qui a décidé de ne plus s’ouvrir?

Dans la nuit, tout comme la porte
Le cœur de la mère s’est fermé
Son amour est parti sur les ailes d’un ange
Son corps tout comme la demeure est là
Mais plus un mot, plus un sourire
Ce cœur a cessé de battre, il s’est envolé.

Ce cœur et cette porte
Ont perçu des pleurs et entendu frapper
Le temps est passé pour les regrets et les visites
Pour les sourires et les étreintes
Tout comme le feu de la cheminée éteint
Plus de mots, plus de flammes
Il est trop tard

Tout ce qui reste, les souvenirs
D’une porte qu’on ouvre à toute volée
D’une maman qui a beaucoup donné
D’un cœur qui a eu du chagrin, qui l’a caché
D’une demeure, nid de la sécurité
Mémoire de douceur et en même temps de regrets.

Louisiane Dubé, Rivière-du-Loup, Bas-Saint-Laurent, Qué.

Bravo Louisiane

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