Sur le chemin, il s’en allait

Face au vent déchaîné

Son dos se courbait

Poursuivant sans s’arrêter

Ses jambes tout en souplesse

Sans même un ralentissement

Il allait avec allégresse

Tout droit en avant

 

Habitué à un dur labeur

Tout au long de sa vie

Il n’a jamais compté les heures

Ni ses cheveux gris

Son but fixé d’avance

Il n’a jamais songé

Dans toute sa vaillance

Qu’un jour se serait terminé

 

Il revient chaque soir

Reprenant le même chemin

Le ciel est presque noir

Rêvant déjà au lendemain

Repos d’une courte nuit

Profond est son sommeil

Refaisant le plein d’énergie

À l’aurore, il se réveille

 

Levé comme les autres jours

Il n’est pas comme à l’habitude

Il se sent plus lourd

Quelque chose a changé dans son attitude

Aujourd’hui il ne refera pas son trajet

Il reste assis songeur

Pourtant il avait fait des projets

Il regarde passer les heures

 

Une autre nuit, un autre matin

Un rayon de soleil traverse la maison

Il est comme perdu au loin

Sans en connaître la raison

Il sait qu’il doit se lever

Mais il ne le peut pas

Que lui est-il arrivé

Pour qu’il se sente comme cela

 

Une larme coule sur sa joue

Il comprend que c’est fini

Il est là comme dans un grand trou

Sentant le poids de l’infini

Il ferme les yeux

Repassant dans sa mémoire

Le fil de sa vie et il se sent vieux

Il a conscience qu’il en est au grand soir

 

Rempli de tristesse

Il se laisse aller à son chagrin

Ne voyant pas sa vieillesse

Il n’a pas vu venir la fin

Il reprend un doux sentier

D’où il entend une douce mélodie

Une chaleur semble le submerger

Il va d'un pas lent vers son paradis

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Violoncelle

le 4 février 2003

Copyright © poème de Violoncelle 2004

 

 

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